iPad …
Tristan Nitot a publié un article fort intéressant sur l'iPad, dont je vous conseille la lecture. Je partage son avis dans son intégralité, cette machine, bien que jolie et faisant appel à mes plus bas instincts de gadgetomane, n'est pas pour moi ...
Je tiens particulièrement à citer ce passage:
on ne peut pas développer sur cette machine, et c'est regrettable. Si les ordinateurs des années 80 avaient eu ce défaut, s'ils avaient été aussi fermés, on n'aurait jamais eu les informaticiens d'aujourd'hui, de Richard Stallman à Bill Gates, de Linus Torvalds à Valentin Lacambre. (J'ai prévu de parler ce ceci dans un prochain billet).
Et c'est valable pour ma modeste personne, qui ne se serait jamais intéressé à l'informatique. Si "faire de l'informatique" s'était résumé à utiliser un tel engin, j'aurais continué sur la physique, ma passion à l'époque. La bidouillabilité (merci Tristan, encore ...), c'est le plus important dans un ordinateur. C'est de là que vient l'innovation.
"Mais si, on peut développer !" diront certains. Oui. Mais dans les limites de ce qui est acceptable pour le constructeur du machin. Par exemple, une application qui demanderait une modification ou un ajout de périphérique "non béni par Apple" se verra forcément refuser l'entrée de la boutique Apple, incontournable avec l'iPad.
Si IBM avait fait ça, il n'y aurait pas eu Compaq (les premiers PC "portatifs" et les vrais portables plus tard), il n'y aurait pas eu Microsoft (le premier système d'exploitation orienté développeurs, où le SDK (Software Development Kit) était presque plus important pour Microsoft que le système lui-même), il n'y aurait pas eu les clones de PC taiwanais qui m'ont permis de me payer mon premier PC avec un salaire de travail d'été quand j'avais 18 ans, et il n'y aurait certainement pas eu ... Apple. Du moins dans son incarnation actuelle, une des plus grande capitalisation boursière au monde (elle a dépassé celle de Microsoft pas plus tard que cette semaine ...)
Pour moi l'iPad, ça va être un beau succès, mais ça finira par faire pschiiiit ...
Trackbacks are disabled.
29 May 2010
Ton analyse est biaise puisque la plus grande majorite des utilisateurs d’IPAD ne sont pas des informaticiens. A mon avis, la bonne question est : Les utilisateurs d’outils informatique pourront ils se passer du clavier.
27 May 2010
Je partage ton point de vue.
Apple n’a probablement pas construit l’iPad pour une typologie de pratiquants informaticiens, mais bien pour remplir un manque (?) dans la continuité de l’iPhone. Est-ce que ce produit va être un succès, probablement, tant la marque est bénie en ce moment par les clients, prêt à ne pas espérer une ristourne d’1 euro sur toute la gamme alors qu’ils essayent par ailleurs de payer tout produit du marché avec une réduction maximale.
Allez comprendre.
La vrai question à se poser pour tous ces produits est “en ais-je vraiment besoin ?”, si on réfléchi un peu, on arrive vite à se dire que non car ce n’est pas un besoin élémentaire.
A suivre… Alex.
27 May 2010
La bidouillabilité de tous ces produits a fait de nous des informaticiens. On a découvert, on a appris, on en a bavé, on a ramé. C’est peut-être intéressant pour nous, mais c’est un calvaire pour tous les autres. Et les autres, les “consommateurs”, ils ont d’autres choses à faire que bidouiller (et nous de réparer leurs ordis:).